Dette de l'AFUA ou l'épouvantail

Analyse de la dette de l'AFUA

La dette de l’AFUA ou l’épouvantail

En 2009, l’AFUA « Les Jardins de Sérignan » avait une dette de 4,7 millions d’euros envers l’État, la Caisse d'Epargne, la commune de Vendres et l'entreprise CMR notamment, héritée de mauvais choix financiers des anciens dirigeants de l’établissement public et de carences dans la supervision de l’État. Cette dette, qui équivalait à 5,45 €/m², a été utilisée pour effrayer les 300 propriétaires concernés et obtenir leur adhésion au projet de relance proposé par Maître Grégory CRETIN. Cette effrayante dette a aussi facilité les ventes de terrains à petit prix (40 €/m²) sous la pression et la contrainte.

En réalité, la dette n’était pas insurmontable, car l’AFUA possédait un patrimoine valorisé à environ 40 millions d’euros, avec environ 20 hectares de terrains constructibles en bord de mer. De plus, des solutions comme une dissolution de l’AFUA auraient permis de négocier le montant de la dette et de la transférer à une collectivité ou un organisme tiers.

La peur autour de la dette a servi à justifier des participations financières très élevées pour les propriétaires (50,07 €/m² pour les aménagements), tout en permettant aux gestionnaires de l’AFUA de s’enrichir par l’acquisition et la valorisation de nombreuses parcelles.

Aujourd’hui, après avoir remboursé l’État et d'autres créanciers, l’AFUA doit 4,8 millions d’euros à la commune de Sérignan pour des participations financières indues. En effet, ces sommes devaient uniquement financer des équipements publics utiles aux habitants de la ZAC « Les Jardins de Sérignan, ce qui ne semble pas être le cas ici. Dans son rapport, le magistrat de la Chambre Régionale des Comptes s’interroge également à cet égard. Aucun équipement d’une valeur de 4,8 millions d’euros n’est prévu par la commune sur le périmètre de la ZAC « Les Jardins de Sérignan ». La future école est prévue sur la ZAC « Garenque ».

Cette situation soulève des pratiques douteuses et des contradictions dans la gestion de la ZAC « Les Jardins de Sérignan ».

Comble de l’ironie, la santé financière de l’AFUA semble s’être subitement détériorée, au point que la dette totale de l’association foncière avoisinerait les 9 millions d’euros. Cette somme considérable reste à la charge des propriétaires restants dans l’AFUA. Alors qu’en 2007, les 300 propriétaires de l’époque devaient rembourser 4,7 millions d’euros tout en possédant environ 20 hectares constructibles, en 2025, moins de 100 propriétaires doivent désormais assumer une dette qui aurait doublé, avec seulement dans la poche de l’AFUA 11 petites parcelles de terrain à vendre pour y faire face.

C’est à ce jour un désastre financier, une véritable « BEREZINA ».

Fort heureusement, Monsieur le Maire a pris le soin d’obtenir la distraction du périmètre de l’AFUA des parcelles acquises par sa SCI familiale LA CALADE. La parcelle BH 50, acquise par son fils, est, quant à elle, quasiment distraite. Qu’ont-ils voulu éviter ?

Les conseillers de l’AFUA (CRETIN, VAQUER, JEANNIN) ont, eux aussi, bien veillé à distraire leurs biens du périmètre de l’AFUA. Certes, ils ont ruiné l’AFUA par leurs agissements intéressés. Toutefois, ils ont su préserver leur patrimoine personnel de la banqueroute.

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